"Camin Romiu",
vivre aujourd'hui un pèlerinage comme au moyen âge,
de Florent Veniel
Préparer son voyage vers Saint Jacques de
Compostelle : tisser ses vêtements, préparer son savon... Et les
carnets de route entre le Puy en Velay et Moissac. 120 pages.
Par
Alain Erlande-Brandenburg, Jean Grosjean et Marcel Thomas
Au XIVe siècle, l´art gothique rayonne dans les villes
d'Europe et tout particulièrement à Prague dont l'empereur Charles IV veut
faire à la fois une nouvelle Rome et une autre Constantinople.
C'est dans cet extraordinaire élan de création artistique que la
Bible destinée à Wenceslas IV, roi de Bohême est réalisée au
cours des années 1395-1400 ; une édition monumentale splendidement
enluminée qui témoigne de la richesse d'un art et de la liberté
qu'il manifeste en Bohême. Les peintures du manuscrit sont
reproduites ici en fac-similé véritable, dans leur dimension originelle, fidélité
qui restitue à la fois la vigueur du graphisme, les nuances des
teintes, l'éclat des ors et la matière du parchemin dans ses
états divers. D'autres oeuvres les accompagnent qui témoignent de
l'évolution de l'art médiéval et font ressurgir l'ancienne
capitale du Saint-Empire en son époque la plus prestigieuse. Jean
Grosjean, poète du sacré et traducteur de la Bible, Alain
Erlande-Branderburg, ancien conservateur en chef des manuscrits de
la Bibliothèque nationale, ont situé ce chef-d'oeuvre dans son
contexte : le texte biblique, Prague médiévale, la création du
manuscrit. Ce livre, dans l'éclat de ses images et du foisonnement
artistique qu'il fait apparaître, recrée un moment de notre
civilisation au coeur de l'Europe où la gloire de Dieu était
associée au plaisir de vivre.
Les Fêtes de Dieu
La foi, l´histoire, les mythes de Guy Deleury
D´où viennent les Rois mages ? Quelle est la signification de l'or, de la myrrhe, de l'encens ? Que symbolisent la galette
des Rois, les oeufs de Pâques ? Pourquoi fête-t-on les morts au mois de novembre et qui est le Père Noël ?
Guy Deleury répond à ces questions en parcourant l'Ancien et le Nouveau Testament, mais aussi la légende
Arthurienne, le Gargantua de Rabelais, jusqu'aux profondeurs des mythologies indiennes et
celtiques. Avec une érudition qui prend le ton familier d'une conversation, il retrace l'histoire de ces fêtes chrétiennes qui jalonnent notre calendrier républicain : la Chandeleur, la
Pentecôte, la Toussaint, Pâques et, bien sûr, Noël. Il montre qu'à partir d'un acte de foi, qui prend le plus souvent sa source dans un événement historique, les hommes ont progressivement élaboré sa création en l'enrichissant des mythes qui leur étaient familiers.
Les Peintres de Dieu
(rupture de stock)
Il ne s´agit pas de l'histoire de la peinture religieuse, mais de la difficile et longue tentative de l'art occidental pour rendre visible l'invisible dans ce qu'il a de plus inconcevable : le Sacré.
Le Sacré, en effet, par son principe même qui est surnaturel, semble refuser à priori une transcription plastique incapable de restituer son essence. Il ne s'agit plus de représenter mais de signifier, de conférer au spirituel la réalité de la nature par ailleurs, de sacraliser celle-ci. De telle
sorte que la présence du divin surgisse des corps, s'incorpore au paysage, marque d'une présence diffuse les monuments, les demeures, les objets.
Cette grande aventure de la peinture, cette quête essentielle, seuls les plus grands peintres ont pu la réussir. Qu'ils demeurent, le plus souvent, anonymes, comme les peintres des catacombes, des fresques du Moyen
Âge ou des icônes byzantines, qu'ils soient célèbres comme Giotto, Grünewald, Le Greco, Rembrandt, Caspar David Friedrich ou, plus près de nous, Rouault. En attendant que vienne un art sans figure, celui d'un Bazaine ou d'un Manessier, un art de pur contenu spirituel qui entreprend de faire de la matière même, transcendée par la main du peintre, un reflet du divin.