Herbes

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Jardin-du-moyen-age

les Bonnes herbes du Moyen Age : Les Herbes aromatiques, herbes légumes, herbes médicaments sont cultivées dans les jardins médiévaux parfois appelés "vergers" qui sont généralement divisés en plusieurs jardins. - Le verger, véritable jardin d'agrément du Moyen Age où sont plantés divers arbres, fruitiers, des arbustes, bosquets et rosiers.  - ...

Jardin-du-moyen-age

les Bonnes herbes du Moyen Age : Les Herbes aromatiques, herbes légumes, herbes médicaments sont cultivées dans les jardins médiévaux parfois appelés "vergers" qui sont généralement divisés en plusieurs jardins. - Le verger, véritable jardin d'agrément du Moyen Age où sont plantés divers arbres, fruitiers, des arbustes, bosquets et rosiers.  - Le carré d'herbes, planté d’herbes tinctoriales, aromatiques, condimentaires et médicinales.  - Le potager  dont les plates bandes sont entourées entouré de briques, de tuiles ou de tiges d’osier entrecroisés où sont cultivées les "herbes à pot", légumineuses et légumes racines.  - Le préau qui peut prendre différents sens selon les auteurs (tonnelle) . En général, ce sont de petits jardins clos sur trois côtés de treillages où grimpent des rosiers. On pouvait s'y assoir et converser sur des bancs de verdure parmi les pâquerettes, fraisiers et ancolies.  - Le pré fleuri est une parcelle semée de fleurs sauvages qui inspireront les tapisseries millefleurs à la fin du XVe siècle et début du XVIe. Parmi ces fleurs on y trouve la violette, la pervenche, la primevère, la camomille, le bleuet et le coquelicot. elles sont du domaine féminin, comme tout ce qui touche au potager, quartier réservé de la mère de famille. En ce sens, elles expriment une part plus cachée de la civilisation médiévale, une part discrète comme le parfum du calament, mais tout aussi fascinante pour qui s'y arrête.

Détails

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Sous-catégories

  • Herbes aromatiques

    Les herbes aromatiques: le persil qui se cuisine en soupe, en bouillon avec un œuf, accompagne les porées, les omelettes vertes ou arboulastes.

    Les jardins sont remplis d'herbes qui se coupent, mais ne s'arrachent pas. Ainsi, on cueille ou cultive des variétés de céleris. L'ache, ou céleri sauvage, la livèche, poussent leurs grandes feuilles découpées en hautes touffes dans les jardins. Leur parfum, lorsqu'on froisse les feuilles, est riche et puissant.

     L'aurone, qui sera plus tard appelée arquebuse en raison de sa propriété particulière de soigner les brûlures dues à la poudre, est un petit arbrisseau aux feuilles très découpées.

    Parmi les hautes plantes, qui poussent toutes seules et reviennent sans soins particuliers d'une année sur l'autre, on compte également la tanaisie. Frottées, les feuilles découpées de la tanaisie, (qu'elles soient plates ou crispées), dégagent une odeur vigoureuse, à la limite du consommable. La tanaisie est pourtant consommée en beignets, avant d'être confinée, aux époques ultérieures, à une seule fonction de médicament vermifuge.

    On cultive comme des fleurs rares la marjolaine ou l'origan. La sarriette, considérée comme aphrodisiaque, connaît un certain succès. Mais cette gamme de parfums est plutôt tenue par l'hysope, dont les hampes bleues se dressent et qui résiste aux gelées même sévères, et par la sauge, dont le nom latin de salviaqui sauve, assure une renommée et une utilisation très large. On peut citer aussi des fleurs ;  lis, mauve, rose, glaïeul… et l’ail et l’oignon.

  • Herbes légumes

    Les légumes sont consommés par les paysans et les ouvriers car proches de la terre. On se nourrit l'hiver de poireaux, choux et fèves, lentilles sèches, "châtaignes", "champignons", le pain pouvant se faire rare à la fin de l'hiver. Les herbes, qui poussent dès que le temps se radoucit  apportent la fraîcheur, la vitamine C et un complément à une alimentation monotone. La mâche, aussi appelée doucette, fait des salades de fin d'hiver, l'oxalis, qui fleurit dans les bois, se mange crue, la bardane,  l'ortie, les arroches font de bonnes porées, et en cas de besoin, on a recours à la fougère scolopendre, aux jeunes pousses d'asperge sauvage ou de fragon petit-houx, aux divers cressons (d'eau et de terre), à la renoncule rampante, et même à la bouchibarbe. En complément du pain quotidien, les herbes apportent les fibres et les vitamines nécessaires à la digestion et à la santé et le reste de l'année des légumes de saison:  ail, artichaut, céleri, navet, radis, oignons, panais, cardon,  lentilles, fèves, courges européennes, concombre, pois chiche, céleri, carotte, chou, blette, fenouil, épinard,  poireau, pois, laitue, ail, oignon, échalote, aubergine..., tanaisie, herbe à chat, méum, scille, séseli,  maceron, tanaisie, arroche, mauve, la scille, le méum, le séseli, le cabaret, l'épurge...melon,

  • Les Simples

    Les herbes, à la fois aliment et médicinales pour la plupart d'entre elles (voir la sauge,  qui est considérée comme une sorte de panacée, pouvant tout guérir), sont régulièrement consommées, sans que l'on sache si la motivation première du mangeur est de se nourrir ou de se guérir. La tanaisie est pourtant consommée en beignets, avant d'être confinée, aux époques ultérieures, à une seule fonction de médicament vermifuge. Les prescriptions médicales ressemblent bien souvent à des régimes, et l'on retrouve dans les potions, les plantes même du potager.

    Les vertus des plantes sont connues des savants, qui établissent des dictionnaires. Platéarius décrit dans son Livre des Simples Médecines 420 plantes différentes, dont certaines sont aussi courantes que le chou, et d'autres rares et exotiques.